L'Université de Liège va devoir suivre une cure d'amaigrissement financière afin de respecter les règles de la Communauté française en matière de financement. Lundi, lors de son conseil d'administration, des mesures d'économie ont été décidées et conduiront entre autres à des non-renouvellements de contrats. Un arrêté de la Communauté française précise que les institutions universitaires ne peuvent pas affecter plus de 80% de leur allocation de fonctionnement à des charges de personnel. Or à l'ULg, ce poste atteint 81,82% en 2013 et même 85,43% prévus pour 2014. Pour respecter la réglementation et même si son budget est à l'équilibre, elle doit se serrer la ceinture. Des mesures avaient déjà été prises en juillet, 20 CDI n'avaient alors pas été renouvelés. D'autres ont été décidées lundi lors du conseil d'administration de l'institution. Aucun licenciement n'est prévu mais, d'ici 2018, 60 postes de scientifiques temporaires ne seront pas renouvelés. Pour 3 départs à la retraite, seuls 2 nouveaux engagements seront opérés. Les promotions seront réduites, tout comme la valeur faciale des chèques-repas qui passera de 5 à 4 euros en 2014, pour être ensuite revue annuellement. L'ULg entend également réduire ses frais de fonctionnement de 5%. La CSC-Services publics de l'ULg a pris actes de ces mesures. Elle réclame qu'un plan d'action soit mis en place pour enrayer les causes ayant généré la situation que nous traversons et souhaite que ce mécanisme des 80% soit repensé. Des assemblées du personnel sont prévues le 9 octobre au Sart Tilman et le 10 octobre à Liège