Le SETCa accuse la direction de BouMatic, une entreprise basée à Remicourt qui produit des machines agricoles et qui a entamé la première phase de la procédure Renault, de faire pression sur les employés. A la mi-février, la direction avait fait part de sa volonté de restructurer l'entreprise. Trente-quatre emplois sont menacés. Le syndicat socialiste considère que la direction ne veut pas restructurer mais fermer le site. Il dénonce un harcèlement moral perpétré par la direction sur les employés. Le personnel subit ce que nous qualifions clairement de harcèlement moral en obligeant, par exemple, certains employés à se rendre à plusieurs reprises à Emmeloord aux Pays-Bas, soit à plus de 300 kilomètres de Remicourt, pour des réunions qui s'apparentent fortement à un passage de savoir vers des personnes nouvellement engagées et qui seront clairement amenées à les remplacer, explique Patrick Masson, secrétaire permanent du SETCa-Liège.Le SETCa a écrit à la direction afin qu'elle mette un terme à ce genre de pratiques. Le prochain conseil d'entreprise est prévu vendredi. - belga -