Enterré publiquement par le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, en raison de ses incohérences intellectuelles, le rapport controversé Laplace, qui avait jugé inéluctable l'abandon de la phase à chaud à Liège, est ressuscité par la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, écrit mardi Le Soir. Selon le quotidien, la Sogepa fait siennes, dans une note confidentielle datée du 2 mars, les conclusions de ce rapport sur l'avenir de la phase à chaud d'ArcelorMittal à Liège qui avait provoqué un tollé en région liégeoise. Estimant s'être livré à une analyse dépassionalisée de ce rapport, le président de la Sogepa, Libert Froidmont, entérine le constat du consultant Laplace selon lequel la fermeture de Liège ne se justifie économiquement que pour autant qu'ArcelorMittal n'assume pas les conséquences financières de sa décision. La Wallonie doit dès lors présenter le plus rapidement possible la 'facture' probable de l'opération au groupe en espérant le faire changer d'avis. La Sogepa estime encore dans sa note, rapporte Le Soir, qu'il serait judicieux d'identifier les bases légales sur lesquelles la Wallonie peut contraindre le groupe sidérurgique à assainir les terrains impactés par la fermeture. Un spécialiste du droit de l'environnement devrait l'y aider, juge la Sogepa, qui se dit disponible pour consulter des experts juridiques en la matière