Le personnel de Carat-Duchatelet, entreprise liégeoise spécialisée dans la customisation de voitures de luxe, a décidé de partir en grève, lundi matin, en assemblée générale. Il entend dénoncer des conditions de départ, jugées inacceptables, proposées par la direction dans le cadre de la phase deux de la procédure Renault, qui consiste en l'élaboration d'un plan social. Les conditions de préavis que la direction a mises sur la table sont inacceptables, déclare Jean-Paul Chanteux, secrétaire permanent CNE. Elles dépassent à peine la norme légale. De plus, la direction comptait diminuer les salaires de ceux qui restent pour payer les préavis de ceux qui partent. On ne peut pas accepter cela. L'entreprise compte 104 travailleurs. En février, la direction avait annoncé son intention de se séparer d'un tiers du personnel, soit 34 travailleurs, se justifiant par les effets de la crise et une baisse de commandes. Nous savons que la direction a pris contact avec le groupe pour voir s'il y a moyen de débloquer un budget supplémentaire permettant d'améliorer les conditions de travail, ajoute le syndicaliste. Les organisations syndicales attendent de la direction qu'elle revienne avec des propositions correctes