La chambre du conseil de Liège a décidé vendredi de confirmer le mandat d'arrêt de Serge Coura et de prolonger sa détention préventive pour une période d'un mois. Un impressionnant stock d'armes et de munitions avait été découvert lundi chez cet ingénieur informaticien et biochimiste de formation de 41 ans employé à l'ULg. Selon ses avocats, les faits qui lui sont reprochés doivent être nuancés à ce stade de l'enquête. L'avocat de Serge Coura, Me Jean-Louis Gilissen, n'a pas réclamé la remise en liberté de son client à ce stade de la procédure car il estime que l'enquête doit se poursuivre et mettre en lumière sa situation réelle. Le Neupréen, titulaire d'un permis de chasse, ne conteste pas avoir commis des infractions à la loi sur la détention des armes et avoir procédé à quelques ventes ou échanges. Selon son avocat, Serge Coura était le petit-fils d'un armurier qui a développé en qualité de collectionneur une passion pour les armes de guerre. Les armes qu'il détenait étaient à 70 pc démilitarisées, neutralisées ou coulées à blanc. Elles étaient achetées sur internet dans les pays de l'est. Mon client n'était pas l'armurier de milieu trouble, mais un collectionneur débordé par une passion compulsive qu'il ne cachait à personne. Pris par l'envie de développer sa collection, il a dérapé en remilitarisant certaines armes malgré un refus de demande d'agrément. Il a ensuite procédé à des échanges et à des ventes avec seulement trois personnes, dont un collectionneur français intéressé par les armes soviétiques, a détaillé Me Gilissen. Selon la défense, le dossier démontrera que seuls 5 ou 6 échanges ou ventes sont problématiques. L'avocat a également précisé que dans les armes saisies, dont la liste n'est pas encore inventoriée, Serge Coura ne détenait pas de charges explosives mais uniquement des charges propulsives