A un arrêt de l'ajustement budgétaire 2013 de la Wallonie, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, a fait entendre sa voix pour obtenir du gouvernement une trajectoire financière un peu plus ambitieuse pour les TEC, apprend-on dans l'édition du Soir de jeudi. L'idée est de pérenniser au-delà de 2013 tout ou une partie de l'enveloppe de six millions dégagée pour l'exercice en cours afin d'assurer l'équilibre de la société, explique-t-il dans les colonnes du journal. Il veut aussi, par ce biais, maintenir l'offre en milieu rural. Depuis 2009, les transports en commun n'ont pas été épargnés par la cure d'austérité. D'années en années, en fonction des besoins ou des difficultés rencontrées par l'entreprise, des enveloppes de rattrapage ont ainsi été nécessaires afin de maintenir les finances des bus wallons à flot, 30 millions d'euros au total. En début d'année encore, des lignes ont été supprimées et d'autres aménagées. Pour le ministre Henry, de telles coupes ne peuvent plus se répéter. Maintenir l'offre en l'état est le minimum que l'on puisse faire. Le transport par bus répond à un besoin social immédiat. Beaucoup d'usagers n'ont pas le choix s'ils veulent se déplacer. Prévue pour 2015, l'augmentation de la dotation des organismes publics wallons est trop tardive selon le ministre. Les finances des TEC subiront d'ici là un nouveau ressac qui se répercutera sur les exercices suivants. D'où ma proposition d'un coup de pouce récurrent essentiel pour lui éviter de nouvelles difficultés. Les TEC bénéficeront-ils de trois ou six millions de bonus annuel après 2013? Cela dépendra de l'intégration ou non dans cette enveloppe des trois millions prévus par ailleurs pour l'exploitation du métro de Charleroi.