Une semaine après avoir planté leurs tentes devant le Centre Acier, siège du sidérurgiste ArcelorMittal à Flémalle, les délégués de la FGTB n'ont toujours pas obtenu gain de cause. Ils envisagent de durcir les actions. La FGTB Métal proteste contre le licenciement le 19 mars d'un membre du gardiennage de la société, jugé abusif par le syndicat. Le travailleur se serait rendu coupable de coups sur un supérieur. Il n'y a aucune preuve, nous avons l'intime conviction qu'il s'agit d'un coup monté, explique Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Métal. Depuis les faits, nous avons obtenu des témoignages qui confirment qu'il règne un climat détestable au sein du service de gardiennage. Des délégués ont été pris en filature, des travailleurs ont été filmés ou enregistrés à leur insu. Malgré nos arguments et ces nouveaux éléments, la direction ne veut rien entendre. Selon la FGTB, le ministère de l'Intérieur mène actuellement une enquête car la loi Tobback, qui réglemente le gardiennage, ne serait pas respectée.