Le contrat entre Spa Grand Prix et les responsables de la Formule 1 pour la poursuite des courses de F1 à Francorchamps dans les trois ans qui viennent a été signé, a indiqué jeudi le président de Spa Grand Prix, Etienne Davignon, lors d'une conférence de presse. La discrétion est restée de mise sur les termes du contrat et l'impact financier pour la Région wallonne. Le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a répété que le prix du plateau avait diminué mais s'est à nouveau refusé à donner le montant de cette diminution. Quelques précisions ont toutefois été apportées: ce prix ne sera pas indexé et la date du Grand Prix sera maintenue pour les trois éditions à venir . A l'issue des trois ans de ce nouveau contrat, la société Spa Grand Prix et la Région Wallonne auront en outre la possibilité de prolonger, ou non, le contrat sans avoir à subir de pression financière éventuelle de la part des responsables de la Formule 1 en cas de non prolongation, comme c'était le cas dans le contrat actuel. Aujourd'hui, la situation est d'une netteté juridique absolue, a affirmé M. Davignon. Le Grand Prix de Belgique sera mis à profit pour la valorisation touristique de la Wallonie. Un clip vantant le patrimoine régional, l'histoire, les traditions folkloriques, la nature ou la gastronomie sera diffusé une minute avant le début de la retransmission de la compétition. Dans d'autres circonstances, une telle opportunité serait impayable pour la Wallonie, a assuré le ministre du Tourisme, Paul Furlan. On tourne largement autour du milliard de personnes qui vont voir ça, a ajouté M. Davignon. Quant aux retombées économiques du Grand Prix pour la Wallonie, elles sont estimées à 43 millions d'euros, selon une étude actualisée du Ciriec, un centre d'études de l'Université de Liège. La signature de ce contrat marque la fin d'un long processus dont l'issue était loin d'être acquise. Le changement de présidence en France a manifestement accéléré les choses et marqué la fin de l'hypothèse d'une alternance entre Francorchamps et le circuit du Castellet. M. Davignon y voit aussi l'aboutissement d'une mission. En juin 2006, après la tourmente politique qui s'est abattue sur l'organisation du Grand Prix et la signature d'un contrat avec Bernie Ecclestone, le magnat de la F1, le gouvernement wallon l'a désigné administrateur de la société de promotion du circuit. Il a pris ensuite la présidence de la société Circuit de Spa Francorchamps ainsi que la présidence de Spa Grand Prix, chargée spécialement de la F1. Son remplacement à la tête de la première structure interviendra dans les mois prochains. Il restait la question de Spa Grand Prix. Il était utile que l'on puisse mener la négociation sur la reconduction du contrat. Maintenant que c'est fait, la relève doit se mettre en place, a-t-il annoncé sans préciser toutefois le moment de son départ.