La Cour de cassation devrait faire connaître jeudi sa décision dans le cadre de l'affaire de faux, usage de faux et délit d'ingérence pour laquelle Anne-Marie Lizin, notamment, a été renvoyée devant un tribunal correctionnel. Lors de l'audience de ce mercredi, l'avocat général a plaidé l'irrecevabilité du pourvoi. La chambre des mises en accusation de Liège avait confirmé, en juin, la décision de la chambre du conseil de Huy, prise en avril, de renvoyer trois personnes dont Anne-Marie Lizin, devant le tribunal correctionnel de Huy dans le cadre d'une plainte de Patrick Dubuffet, ancien directeur des Travaux de la ville de Huy, qui estimait que la sanction disciplinaire prise par le Collège échevinal le 30 novembre 2004, avait été signée avant la réunion du Collège. Les trois personnes signataires de la sanction -l'ancienne présidente du Sénat et bourgmestre de Huy de l'époque, Anne-Marie Lizin, l'échevine Micheline Toussaint, et le secrétaire communal faisant fonction,Philippe Draize- ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Anne-Marie Lizin a cependant introduit un pourvoi en cassation. Mercredi matin, la deuxième chambre de la cour de cassation de Bruxelles a entendu l'avocat d'Anne-Marie Lizin. L'avocat général a estimé que le pourvoi était non recevable. L'arrêt de la deuxième chambre sera consultable dès ce jeudi matin. Par ailleurs un autre recours d'Anne-Marie Lizin contre un renvoi en correctionnelle dans le dossier des tracts électoraux distribués par du personnel communal dans le cadre des élections fédérales de 2007 est encore pendant devant la Cour de Cassation