Une vingtaine d'activistes ont collé leurs mains mardi matin aux portes de l'hôtel Renaissance à Bruxelles. Ils protestent ainsi contre l'extraction de gaz non conventionnels, sujet d'une conférence tenue dans le bâtiment. Plusieurs militants de l'organisation Powershift ont utilisé de la colle pours'attacher les mains aux portes de l'hôtel. Plusieurs activistes sont également rentrés dans les salles de conférence afin de jouer une petite représentation théâtrale que les convives ont suivi avec attention, selon les dires des militants. Les activistes veulent ainsi sensibiliser les décideurs aux dangers des gaz non conventionnels et à leur caractère dispensable. Nous voulons que le débat relatif au gaz de schiste soit public et pas mené derrière des portes closes, explique le coordinateur de l'action, Nicola Freeman. La conférence, dont le sujet est l'avenir des gaz non conventionnels en Europe, rassemble des personnalités académiques, des avocats,des think tanks et des eurocrates. Dans quelques jours, la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege doit donner son feu vert pour le premier permis d'exploitation de gaz non conventionnels en Belgique. Limburg Gas a l'intention de mener des recherches dans le nord du pays tandis que l'industriel Albert Frère envisage d'en faire de même en Wallonie. Les activistes demandent une interdiction de ces opérations, comme c'est le cas aux Pays-Bas et en France.