L'accident d'hélicoptère qui a coûté la vie vendredi soir au pilote Jean-Philippe Dantinne et au photographe hutois Lorent Matagne fait actuellement l'objet d'une enquête menée par le SPF Mobilité et Transports pour tenter de déterminer les causes de l'accident survenu au centre de Huy, a indiqué samedi un porte-parole du SPF. Outre les causes de l'accident, il conviendra notamment de vérifier si la législation aéronautique a été respectée. Menées en parallèle avec l'enquête judiciaire, nos investigations pourraient nécessiter entre un et deux mois de travail, explique un porte-parole du SPF Mobilité et Transports. Deux règles de base sont édictées en la matière. Pour entreprendre tout vol, il convient de détenir une autorisation délivrée par les autorités de contrôle. Ensuite, le survol des villes et zones fortement habitées est interdit. Nous octroyons des dérogations, mais nous essayons d'éviter cela si ce n'est pas vraiment nécessaire, précise le porte-parole. Concernant l'altitude de vol, le législateur dit que sauf pour les besoins du décollage et de l'atterrissage ou sauf autorisation des autorités compétentes, il est interdit de faire évoluer un aéronef, notamment au-dessus des villes et des parties agglomérées de communes, des zones d'habitation, des complexes industriels, des centrales nucléaires, des prisons ou des rassemblements de personnes en plein air à une hauteur inférieure à 300 mètres au-dessus de l'obstacle le plus élevé, situé dans un rayon de 600 mètres autour de l'aéronef. Toutefois, pour les hélicoptères, une hauteur minimale différente peut être fixée par les autorités compétentes, sans qu'elle puisse être inférieure à 100 mètres au-dessus de l'endroit survolé - belga -