La chambre du conseil de Liège a refusé mercredi après-midi la requête de mise en liberté introduite par Rita Henkinet, une habitante de Rocourt qui avait mis fin aux jours de ses deux enfants handicapés le 2 mars 2013. Ses avocats estimaient que les conditions relatives à la détention préventive n'étaient plus remplies. Mais la chambre du conseil en a décidé autrement. Rita Henkinet, une infirmière âgée de 54 ans, avait mis fin aux jours des deux enfants handicapés qu'elle avait élevés. Les enfants, qui avaient atteint l'âge adulte, avaient été endormis puis étouffés. Elle avait ensuite tenté de mettre fin à ses jours mais elle avait échoué. Rita Henkinet est en aveux complets sur les faits et collabore à l'instruction du dossier. Pour des raisons exclusivement juridiques, ses avocats, Me Alexandre Wilmotte et Me Jean-Louis Gilissen, estimaient qu'elle pouvait revendiquer sa remise en liberté. Les conditions relatives à la détention préventive ne sont plus rencontrées. Rita Henkinet ne risque pas de se soustraire à la justice, de dissimuler des preuves ou de récidiver. Elle ne conteste pas la gravité des faits et souhaite faire face à ses responsabilités, avaient indiqué les avocats. La chambre du conseil n'a cependant pas suivi leur demande et a décidé de maintenir Rita Henkinet en détention à ce stade de la procédure.