L'utilisation supervisée d'héroïne médicinale peut constituer un traitement de seconde intention pour les consommateurs réputés impossibles à traiter, révèle jeudi l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies . Le centre-pilote de prescription médicale d'héroïne à Liège, contacté par l'Agence Belga, tire à cette occasion un premier bilan positif. En Belgique, un centre-pilote de prescription médicale d'héroïne a vu le jour en 2011 à Liège. Durant un an, un groupe de patients a été traité à l'héroïne pharmaceutique et un autre à la méthadone. Même si le bilan ne pourra être tiré qu'en 2013, une première évaluation positive se dégage. Le centre a bien fonctionné, les patients se sont montrés satisfaits et il n'y a pas eu de détournement de produits, a expliqué le Pr Marc Ansseau, l'un des coordinateurs. Aucun problème lié au commissariat de police installé à côté n'a été signalé. Les patients traités à l'héroïne ont semblé aller mieux et une baisse des comportements à risque a été constatée, souligne-t-il. L'objectif est désormais de renouveler l'expérience ailleurs en Belgique et de doter le centre de Liège d'un véritable statut.