Le PS veut un budget éthique et moral, qui ne fasse pas mal à la population. Tel est le message lancé dimanche par le président des socialistes francophones, Thierry Giet, à deux heures du début du conclave budgétaire fédéral. Le président du PS a rappelé quelques une des balises socialistes à l'heure où le gouvernement doit trouver deux milliards d'euros pour respecter ses engagements européens. Toucher à l'index, je l'ai dit, je le répète, c'est non!, a-t-il lancé. Face à des partis libéraux soucieux de trancher dans les dépenses publiques, M. Giet a lui insisté sur d'autres pistes, notamment l'idée émise par la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx, d'un impôt minimum des sociétés. Comment ne pas s'étonner que l'idée avancée par Laurette d'un impôt minimumpour les sociétés ait été aussi rapidement rabrouée?, s'est-il demandé, en déplorant une réalité fiscale dans laquelle certaines grosses sociétés ne paient même pas 1 pc d'impôts alors que les PME -soit plus de 9 sociétés sur 10- en paient 26 pc. Aux yeux des socialistes, il importe également de s'attaquer d'abord aux niches fiscales et aux mécanismes d'évasion fiscale qui profitent à certains nantis privilégiés. Le PS était réuni en congrès à Liège pour lancer sa campagne en vue des élections communales d'octobre. A l'heure de la rigueur budgétaire, M. Giet a mis en garde les candidats socialistes à propos les questions auxquelles ils devront répondre. Il faudra expliquer courageusement, en toute honnêteté les choix difficiles assumés par les différents gouvernements pour notre modèle social, a-t-il averti. -Belga-