Aucune offre de reprise n'a été déposée pour la cristallerie du Val Saint-Lambert, ont annoncé mercredi après-midi les deux mandataires chargés de la protection judiciaire de l'entreprise sérésienne aux 59 travailleurs encore actifs à la Cristallerie. Ceux-ci craignent une faillite pure et simple. Alors que la direction se veut rassurante mais néanmoins prudente, la situation de la Cristallerie du Val Saint-Lambert semble plus sombre qu'exposée. L'entreprise avait obtenu un prolongement de sa protection judiciaire jusque fin septembre afin de concrétiser certains contacts. La Cristallerie Lalique, située en Alsace, a fait une déclaration d'intention tout comme un repreneur indien, mais aucun des deux n'a fait une offre. Les choses se gâtent avec l'intérêt important porté par la Commission européenne sur la vente en 2008 de la Cristallerie aux actuels propriétaires. La Commission estime que la valeur de la société lors de la vente est sujette à caution d'autant que les propriétaires ont été soutenus par la région wallonne qui a injecté des fonds publics de l'ordre de 3 millions d'euros. Le salaire des travailleurs sera encore versé en octobre.