La Cour d'assises de Liège a entamé mercredi le procès d'Ennio de Felice, un Liégeois de 55 ans accusé de l'assassinat de son frère Mario de Felice . L'accusé l'avait tué de 8 coups de feu lors d'une dispute familiale. Un jury composé de sept femmes et de cinq hommes a été constitué. Les débats au fond débuteront le lundi 17 juin. Le vendredi 6 mars 2009 vers 12h30 à Vottem , une violente dispute avait opposé Ennio de Felice, son frère Claudio et sa soeur Maria à leur frère Mario. Cette dispute avait pour contexte le décès de leur mère survenu deux jours auparavant et dont les funérailles devaient se dérouler le lendemain. Ennio de Felice s'était emparé d'un pistolet et avait fait feu à huit reprises sur son adversaire. Au moins sept projectiles avaient traversé le corps de la victime. L'enquête a démontré que Mario de Felice était en conflit avec ses frères etsoeurs depuis plusieurs années, avant le décès de leur père survenu en 2007. Ce conflit s'était entretenu au fil des mois pour se raviver à l'approche du décès de la mère. Le jour des faits, Mario de Felice s'était montré très critique à l'égard de ses frères et de sa soeur. Il avait proféré des menaces et avait fait mine d'être armé. Ennio de Felice avait quitté la pièce dans laquelle se déroulait la dispute pour se munir de l'arme qui se trouvait dans un abri de jardin. A son retour dans la maison, il avait tenté de faire peur à son frère Claudio, mais celui-ci avait continué à avancer vers lui. Ennio de Felice a alors fait feu à huit reprises. Ennio de Felice est accusé de l'assassinat de Claudio de Felice. Il devra également répondre de la détention illégale d'une arme. L'accusé sera défendu par Mes Bodson et Genen. En raison de la tenue du procès de Rita Bigattini et consorts, le procès d'Ennio de Felice ne se déroulera pas dans la salle habituelle de la cour d'assises, mais dans une autre salle aménagée du palais de justice. Le procès d'Ennio de Felice devrait durer quatre jours et sera présidé par Stéphane Goux. Les débats au fond débuteront le lundi 17 juin à 9h par la lecture de l'acte d'accusation de l'avocat général Marianne Lejeune.