Romain Schreul s'était associé à sa maman Marie Hélène Malmendier dans un projet d'exécution de quatre personnes, ont exposé jeudi matin les enquêteurs devant la Cour d'assises de Liège. Ces projets, initiés alors qu'il était emprisonné, ont été déjoués par une dénonciation et grâce à une infiltration policière. Romain Schreul répond de deux meurtres par empoisonnement et de cinq projets d'assassinats. Sa maman Marie Hélène Malmendier , seconde accusée, l'aurait aidé dans son projet d'éliminer des témoins gênants. Au troisième jour des présentations des faits par les enquêteurs et le juge d'instruction, les jurés ont pu entendre les exposés relatifs aux différents projets d'exécution fomentés par Romain Schreul en 2011 alors qu'il tentait de se disculper et de sortir de prison. Une information parvenue de la prison l'a dénoncé alors que le projet était en cours de réalisation. Romain Schreul s'était associé avec sa maman afin de trouver des exécutants pour faire éliminer trois témoins clé ainsi que son beau-père. C'est dix jours avant les premières exécutions planifiées que la maman de Romain Schreul devait déposer un courrier contenant toutes les instructions à destination des tueurs à gages. L'information parvenue à la police a permis d'installer des méthodes particulières de recherches et à un policier de s'infiltrer dans le projet. Romain Schreul planifiait de faire tuer l'homme qu'il avait payé 25.000 euros pour faire exécuter sa première épouse. Ce contrat avait échoué lorsque l'homme avait empoché l'argent. Schreul voulait aussi tuer un intervenant de ce premier projet d'assassinat ainsi que la dame auprès de qui il s'était procuré des médicaments pour empoisonner son épouse, Kanchana Raemkhonburi. Enfin, il voulait éliminer son beau-père, le mari de sa maman. Depuis sa cellule, Romain Schreul avait tout planifié. Il avait rédigé des instructions à l'égard de sa maman et de présumés exécutants. Une enveloppe, qui a transité par la mère, contenait de l'argent, des plans précis et des testaments que les victimes auraient été obligées de recopier avant d'être exécutées. Ces écrits disculpaient Romain Schreul des faits pour lesquels il était emprisonné. Grâce à l'enregistrement d'une écoute téléphonique datant du 25 novembre 2011 entre Romain Schreul et un policier infiltré, les jurés ont pu entendre les propos de Romain Schreul qui, depuis sa prison, donnait ses dernières instructions. Il assurait aussi celui qu'il pensait être un tueur qu'il serait payé de son contrat dans les 24 à 36 heures après sa sortie de prison. Romain Schreul a insisté auprès de cet homme qu'il pensait être un exécutant pour qu'il fasse le travail. Par ailleurs, la présidente Tamara Konsek a annoncé que les jurés devront répondre à plus de 30 questions à l'issue des débats. En raison de la complexité du dossier, la présidente a déjà annoncé que la délibération pourrait être longue et qu'une nuit d'hôtel sera réservée pour les jurés lors de la quatrième semaine du procès.