Marie Hélène Malmendier, la maman de Romain Schreul, accusée d'avoir participé au projet d'exécution de quatre témoins clé fomenté par son fils, a minimisé mardi matin l'importance de son rôle devant la cour d'assises de Liège. Interrogée sur les faits qui lui sont reprochés, elle a affirmé qu'elle pensait participer à des démarches initiées par son fils depuis la prison dans le but de le faire innocenter. Romain Schreul , répond de deux meurtres par empoisonnement et de cinq projets d'assassinats. Sa maman Marie Hélène Malmendier , seconde accusée, l'aurait aidé dans son projet d'éliminer quatre témoins gênants, dont son mari. Marie Hélène Malmendier a évoqué les différentes étapes de sa vie, comme la relation avec son premier mari et père de Romain Schreul. Selon elle, ce premier mari était buveur et empêchait le fils de s'épanouir. Après le divorce, Marie Hélène Malmendier a noué une nouvelle relation mais elle s'occupait trop de son fils au goût de son nouveau mari. L'accusée a également évoqué les relations de son fils avec sa première épouse, le divorce survenu dans un contexte qui a surpris la famille ainsi que le remariage de Romain Schreul avec Kanchana Raemkhonburi, une Thaïlandaise âgée de 28 ans. Cette fille était gentille mais elle découvrait un nouveau monde. Elle ne comprenait pas notre façon de vivre. Son souhait était de pouvoir aider ses parents qui étaient restés en Thaïlande. Initialement, il était prévu que mon fils investisse en Thaïlande avec elle dans l'achat d'un terrain, a expliqué Marie Hélène Malmendier. Marie Hélène Malmendier a soutenu lors de cet interrogatoire qu'elle n'était pas informée d'une éventuelle mésentente entre son fils et Kanchana Raemkhonburi ou de l'évocation d'un divorce. C'est par surprise qu'elle a découvert son décès. Mon fils ne m'avait pas téléphoné pour m'annoncer ce décès. Je l'ai appris lorsque je suis rentrée à la maison le dimanche, a-t-elle indiqué lors de son interrogatoire. Sur le décès de Béatrice Malmendier , pour lequel Romain Schreul est aussi suspecté d'avoir réalisé un empoisonnement, Marie Hélène Malmendier a soutenu qu'elle avait pensé que le décès était naturel, consécutif à une rupture d'anévrisme. Suspectée d'avoir escroqué 50.000 euros à une tante nonagénaire, Marie Hélène Malmendier a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'une escroquerie mais d'un accord passé avec cette tante. Marie Hélène Malmendier était administrateur provisoire des biens de cette tante, qui lui aurait demandé, en dehors de démarches officielles, de conserver cet argent pour ses menues dépenses. Marie Hélène Malmendier répond devant la cour d'assises de sa participation à un projet qui aurait consisté à faire éliminer quatre témoins pour permettre à son fils de se disculper. Elle avait joué un rôle d'intermédiaire entre son fils emprisonné et des éventuels exécutants. J'ai fait ces démarches car mon fils m'avait dit qu'il allait être innocenté. Il m'avait dit qu'il n'arriverait du mal à personne. Il voulait sortir de prison. Lorsqu'il m'a sollicité, j'ai fait ces démarches sans arrière-pensées et sans me poser de question. Mais j'ai aussi réalisé plus tard que quelque chose n'allait pas. Je me faisais du souci pour mon mari. Mais mon fils m'a affirmé qu'il ne lui arriverait rien, a-t-elle indiqué.