Le procès de Rita Bigattini et de sept autres accusés, tous poursuivis pour l'assassinat d'André Cornet, débutera ce lundi à 09h00 devant la cour d'assises de Liège. Le bijoutier opticien de 58 ans avait été tué en juin 2010 à son domicile de Ciplet . Rita Bigattini est suspectée d'avoir organisé sa mise à mort en faisant appel à plusieurs intermédiaires et exécutants. Le procès se déroulera sous haute sécurité. Le 17 juin 2010, Rita Bigattini, une institutrice primaire de Grâce-Hollogne âgée de 47 ans, avait signalé la disparition de son compagnon André Cornet. Le corps de la victime avait été découvert le 8 septembre 2010 enterré à Seraing. André Cornet avait été exécuté à coups de batte de base-ball et de deux coups de feu. L'enquête avait révélé l'implication de Rita Bigattini. Elle avait fait appel à des connaissances pour faire supprimer son compagnon et faire main basse sur sa fortune. Deux Sérésiens, Elias Bak et Cédric Michot , ont été engagés comme exécutants et auraient reçu la somme de 22.500 euros pour faire disparaître la victime. Ils auraient été présentés à Rita Bigattini par Antonio Affili, un pizzaïolo de Seraing âgé de 45 ans, et par son voisin, Franco Fraccari, un tenancier d'un club de gym âgé de 51 ans. Trois autres accusés répondent des mêmes faits, impliqués à des degrés divers dans les différentes étapes de cette exécution. Il s'agit d'Annie De Bruin , la femme d'ouvrage du couple, Christine Bastin , une ancienne prostituée, et Silvano Bruni , le compagnon de celle-ci. Les débats devant la cour d'assises s'annoncent complexes. Le substitut Pierre Marissiaux a résumé l'ensemble du dossier en un acte d'accusation qui comporte 82 pages et qui sera lu lors de la première journée du procès. Les accusés ne partagent pas la même version des faits. Certains contestent leur implication ou le rôle qui leur a été attribué par les autres protagonistes. Rita Bigattini, au centre du procès, affirme qu'elle n'a pas voulu la mort d'André Cornet mais qu'elle a voulu lui infliger une correction. En instance de séparation, elle se serait adressée à des connaissances dans ce but. Mais d'autres accusés affirment qu'elle a commandité un assassinat tandis qu'un des tueurs prétend que c'est elle qui a utilisé l'arme à feu.