a cour d'assises de Liège a entamé mercredi après-midi le procès de Louis Cupers, un Verviétois de 62 ans, accusé d'avoir commis l'assassinat de Michèle Warrand, sa compagne âgée de 53 ans. Un jury majoritairement féminin, composé de huit femmes et de quatre hommes, a été constitué. Les débats au fond débuteront le lundi 22 avril à 09h00. Louis Cupers est accusé d'avoir causé le décès de Michèle Warrand durant la nuit du 16 au 17 janvier 2008 à Oupeye. La victime avait été frappée d'un coup de cendrier à l'arrière du crâne. C'est Louis Cupers qui avait lui-même appelé la police peu après 03h00 du matin pour prévenir de ce décès. Les policiers avaient découvert la victime sur son lit, la tête enfoncée dans un oreiller et baignant dans une mare de sang. L'accusé avait initialement prétendu qu'il ne se souvenait pas du déroulement de sa soirée mais qu'il craignait d'être lié à ce décès. Il avait ensuite raconté que sa compagne était dépressive et suicidaire et qu'elle lui avait demandé quelques jours plus tôt de l'aider à mettre fin à ses jours. Malgré les supplications de sa compagne, il aurait rejeté cette idée. Louis Cupers avait ensuite expliqué que Michèle Warrand l'avait volontairement provoqué en lui disant qu'elle ne voulait plus le voir. Cette manoeuvre était destinée, selon lui, à provoquer sa colère ultime et à l'inciter à la tuer. Louis Cupers et Michèle Warrand s'étaient rencontrés deux ans auparavant alors qu'ils souffraient tous deux de dépression. Michèle Warrand consommait une grande quantité de médicaments pour soigner son mal-être. Louis Cupers est suspecté d'avoir exagéré les doses des médicaments fournies à sa compagne. Michèle Warrand était devenue dépendante de lui et ne se déplaçait pas sans son aide. La victime est décédée après avoir été assommée d'un coup de cendrier à l'arrière du crâne. Selon les expertises, elle est tombée la tête dans son oreiller et cela a causé une asphyxie facilitée par la consommation de nombreux médicaments. Selon les légistes, le coup de cendrier n'aurait pas été mortel s'il n'avait pas été combiné à une asphyxie et à une consommation de médicaments. L'accusé sera défendu par Mes Jean-Louis Berwart et Catherine Hodeige. Les intérêts des parties civiles seront défendus par Mes Julien Pierre et Renaud Molders. Le procès, présidé par Stéphane Goux, devrait durer 5 jours. Les débats débuteront lundi par la lecture de l'acte d'accusation de l'avocat général Geneviève Robesco.