La cour d'assises de Liège a entendu mardi matin différents experts au procès d'Ennio de Felice, un Liégeois de 55 ans accusé de l'assassinat de son frère Mario de Felice . Un expert en balistique a précisé que les tirs étaient volontaires. Mario de Felice a été atteint par sept des huit tirs effectués. Les faits reprochés à l'accusé s'étaient déroulés le vendredi 6 mars 2009 vers 12h30 à Vottem . Une violente dispute verbale avait opposé Ennio de Felice, son frère Claudio et sa soeur Maria à leur frère Mario de Felice. Ennio de Felice s'était emparé d'un pistolet et avait fait feu à 8 reprises sur son adversaire. Au moins 7 projectiles ont traversé le corps de la victime. L'expert en balistique José Serrano a confirmé que l'arme utilisée par Ennio de Felice a été retrouvée sur les lieux des faits. Dans la pièce où Mario de Felice a été retrouvé mort, cet expert a retrouvé 8 douilles et quatre projectiles. Quatre autres projectiles ont été retrouvés dans le corps de la victime lors de l'autopsie. Selon l'expert, tous les coups de feu ont été effectués à une certaine distance, sauf un qui a atteint la gorge de la victime et qui a été effectué à bout touchant. Tous les tirs étaient volontaires car l'arme utilisée nécessitait une pression de 4,11 kilos sur la détente. L'analyse des éléments balistiques a également démontré que les premiers tirs effectués par Ennio de Felice ont atteint le haut du corps de Mario de Felice, à la tête ou dans la région du cou. Une dernière trajectoire démontrerait qu'un dernier tir a été effectué dans les jambes alors que la victime était déjà au sol. L'arme présentait un bon niveau d'entretien mais son numéro de série avait été effacé. Elle provenait, selon l'expert, d'un trafic illégal. Lors de l'autopsie de la victime, des prélèvements ont été effectués afin d'évaluer si Mario de Felice était sous influence d'alcool ou de substances illicites. L'expert en toxicologie Corinne Charlier n'a relevé aucune trace d'alcool ou de stupéfiants. Les médecins légistes Simon Cauchies et Françoise Renardy ont relevé plusieurs trajectoires de tirs dans le corps de la victime. Ces trajectoires ont atteint les cuisses, les mains, le thorax, la gorge et le crâne. Chaque tir était potentiellement mortel. Ils ont occasionné des lésions au cerveau, au poumon, à la carotide et à la colonne vertébrale. En tout, l'expert a mis en évidence 11 trajectoires possibles, mais certaines de ces trajectoires ont été occasionnées par le même projectile. Les experts ont estimé que Mario de Felice a été atteint d'au moins 7 balles. Son décès est survenu quelques secondes après le dernier tir. A l'issue de ces témoignages, l'avocat de l'accusé a précisé le contexte de la scène. Les tirs surviennent en une seule séquence. Ennio de Felice a tiré alors qu'il était acculé au mur dans cette toute petite pièce. Cela s'est passé très vite. On ne sait pas s'il a visé ou pas, a prétendu Me Bodson