La Cour d'assises de Liège a entendu lundi après-midi les premiers témoins au procès de Najim El Marchouhi, un Liégeois de 31 ans accusé d'avoir assassiner Mounir Sinouh. Des policiers bruxellois ont confirmé que l'accusé s'était présenté de manière spontanée à eux car il avait peur de représailles s'il restait dans la région de Liège. Najim El Marchouhi, accusé d'un assassinat, avait abattu de huit coups de feu Mounir Sinouh le 10 novembre 2011. Les faits s'étaient déroulés dans le café Le 24 situé rue Haute-Wez à Grivegnée peu après 1 h du matin. Najim El Marchouhi s'est livré le lendemain des faits à la police de Bruxelles. La juge d'instruction Simone Coelst a confirmé qu'il détenait un pistolet Glock précédemment volé à la police de la Basse-Meuse. Najim El Marchouhi a reconnu les faits lors de son arrestation. Il a exposé qu'il était habituellement porteur d'une arme pour se défendre car des personnes avaient tiré sur sa voiture et sur l'immeuble de ses parents 2 ans plus tôt. Najim El Marchouhi disait être menacé depuis quelques mois et avoir appris qu'un contrat avait été placé sur sa tête. Les circonstances de l'altercation qui s'est déroulée quelques minutes avant les faits ont été détaillées par la juge d'instruction. Un homme, qui avait véhiculé Najim El Marchouhi le soir des faits, avait précisé qu'il avait tenté de s'interposer lors de cette altercation. Cet homme avait attesté qu'il n'avait pas vu que la victime était porteuse d'une arme, contrairement à ce que prétendait Najim El Marchouhi. La juge d'instruction Viviane Joliet a pour sa part confirmé que la victime a été abattue de 8 balles tirées dans le dos. Deux témoins ont assisté à la scène. Il s'agit du patron du café ainsi que d'un client. Deux jours avant la fusillade dans le café, Mounir Sinouh s'était déjà confié à ses proches sur le fait qu'il avait été menacé d'une arme par Najim El Marchouhi. Il avait averti que, s'il devait lui arriver quelque chose, Najim El Marchouhi devait être le premier suspect. Parmi les premiers témoins entendus par la Cour, les urgentistes intervenus sur le lieu des faits ont confirmé qu'ils ont découvert Mounir Sinouh atteint de plusieurs balles. Son décès a très vite été constaté par les médecins qui ont relevé des lésions incompatibles avec la survie. Deux policières bruxelloises ont exposé que Najim El Marchouhi s'est présenté de manière spontanée à elles le lendemain des faits. Il était armé, nerveux, en pleurs et bien conscient des actes commis. Il manifestait déjà des regrets et expliquait clairement qu'il avait tué une personne de 8 balles. Il disait craindre de se présenter à la police de Liège par peur de représailles. Les enquêteurs liégeois ont présenté ensuite aux jurés l'exposé de l'ensemble de leur investigations. Les médecins légistes et les experts en balistique seront entendus mardi matin