La cour d'assises de Liège a entendu mardi différents témoins qui ont évoqué la personnalité de la victime au procès de Xavier Lurquin, un Liégeois de 23 ans accusé d'avoir commis un vol avec la circonstance aggravante de meurtre. Didier Hodeige a été décrit comme un homme qui vivait dans la souffrance mais qui n'était pas violent. Xavier Lurquin est accusé d'avoir tué Didier Hodeige pour le voler entre le 26 septembre et le 1er octobre 2011 à Liège. C'est la maman de Didier Hodeige qui l'avait découvert chez lui, allongé au sol dans une scène qui faisait penser à celle d'un massacre. La mère de Didier Hodeige a confirmé que son fils tenait beaucoup à certains de ses effets, parmi lesquels des vêtements, des gants de boxe et une console de jeux. Jamais il n'aurait volontairement donné ses objets à quelqu'un d'autre, a indiqué la mère de la victime. La personnalité et le mode de vie de Didier Hodeige ont été décrits par plusieurs témoins. L'homme souffrait de problèmes de schizophrénie et vivait dans des conditions d'hygiène déplorables. Il était incapable de faire le ménage chez lui et il ne savait pas se cuisiner un repas digne de ce nom. Parfois, il entrait en crise et détruisait son mobilier, au point de lancer des meubles par la fenêtre. Mais selon un habitant de l'immeuble, il avait seulement vécu trois crises importantes. Didier Hodeige n'avait pas beaucoup d'amis mais n'était pas agressif ou violent. Le propriétaire de l'appartement dans lequel Didier Hodeige vivait a précisé qu'il était un homme gentil mais qui se trouvait en situation particulière en raison de problèmes mentaux et d'alcoolisme. Il avait dépéri et se trouvait dans un état d'abandon. Son chien était son seul réconfort. Il semblait également très effrayé par une personne qui avait défoncé sa porte et qui avait volé son trousseau de clés, a expliqué ce témoin. Selon son administrateur provisoire, Didier Hodeige s'inquiétait de ses dettes envers un fournisseur de produits stupéfiants. Il redoutait la visite d'un créancier qui s'en serait pris à son chien. Didier Hodeige serait mort le 27 octobre 2011. Un témoin a certifié qu'il a vu Xavier Lurquin ce soir-là. Il était ivre et se promenait avec le chien de Didier Hodeige attaché avec une chemise qui faisait office de laisse. Un autre témoin est venu rapporter que Xavier Lurquin lui avait fait des confidences précises sur les faits et qu'il lui avait avoué qu'il en était bien l'auteur. Les experts psychiatre et psychologue ont décrit Xavier Lurquin comme un personnage antisocial, impulsif et méprisant. L'accusé ne formule pas de remords. Xavier Lurquin présente selon les experts un fonctionnement à connotation narcissique et psychopathique. Les derniers témoins seront entendus mercredi matin