La troisième journée du procès d'Aythem Mannaï devant la cour d'assises de Liège a été marquée mercredi par un incident inhabituel. L'avocat général Yves Dohen a déposé des pièces qui démontrent que l'accusé a adressé un courrier de drague à une candidate jurée qui avait été convoquée lors du tirage au sort du jury. Aythem Mannaï, un Français de 28 ans, est accusé d'un vol avec circonstance aggravante de meurtre et d'un incendie ayant causé la mort de son ancien employeur, Giovanni Cipriani. Son procès avait débuté le mercredi 7 janvier dernier par la constitution du jury. L'avocat général Yves Dohen a fait savoir ce mercredi qu'un incident inhabituel s'est déroulé depuis le début du procès en dehors de la salle d'audience. Une dame a révélé à la police de Seraing qu'elle a été ciblée par une démarche particulière provenant de l'accusé. Cette dame avait été convoquée mercredi dernier dans le cadre de la formation du jury. Elle avait été récusée au dernier stade de la procédure. Elle a reçu à son adresse personnelle un courrier adressé par Aythem Mannaï dans lequel celui-ci se déclare séduit et demande à pouvoir correspondre avec elle. Aythem Mannaï écrit dans cette lettre qu'il a constaté que cette dame lui souriait lors de la procédure de formation du jury. L'accusé révèle ensuite qu'il l'a trouvée charmante lorsqu'elle s'est retrouvée sur l'estrade, devant le président. Quand je vous ai aperçue, j'ai tilté sur vous ! Je souhaite correspondre avec vous et vous connaître, écrit notamment Aythem Mannaï dans cette lettre enflammée. L'accusé a communiqué ses coordonnées personnelles à cette candidate jurée. Il l'a vue durant quelques secondes uniquement, mais suffisamment pour se déclarer séduit et lui adresser une lettre qui est considérée comme de la drague. La dame ciblée par ce courrier s'est déclarée désagréablement surprise par la démarche de l'accusé et par le fait qu'il soit parvenu à se procurer son adresse privée. Interrogé à ce sujet, Aythem Mannaï a formellement contesté être l'auteur de ce courrier. L'incident ne devrait cependant pas faire l'objet d'investigations complémentaires