Le groupe ArcelorMittal ne respecterait pas la loi Renault à Liège. D'après une analyse juridique commandée par les syndicats, ArcelorMittal est en infraction en voulant intégrer la réduction des effectifs des fonctions de support dans la procédure liée à la fin du chaud. Les organisations syndicales préparent une action en justice, peut-on lire mardi dans l'Echo. Concrètement, les syndicats accusent désormais ArcelorMittal de violation de la loi Renault en lui reprochant de modifier, en cours de route, la procédure d'information et de consultation. En effet, la fermeture définitive du chaud devrait entraîner la suppression de l'emploi de 581 travailleurs comme l'a annoncé la direction en octobre. Mais il se fait que le nombre des pertes d'emplois va sérieusement augmenter dans le cadre du nouveau plan de restructuration Leaps, élaboré avec l'aide du cabinet McKinsey. A Liège, l'application de ce nouveau plan porterait les suppressions d'emplois de 581 à près de 800 personnes. Mais, le groupe n'entend pas lancer une nouvelle procédure Renault pour cette restructuration supplémentaire. En agissant de la sorte, ArcelorMittal impose un coup de force qui est une violation flagrante de plusieurs dispositions légales relatives aux restructurations et aux licenciements collectifs, estiment les conseils des organisations syndicales. Une réunion entre la direction du groupe et les syndicats est prévue le 27 août. Après cette rencontre, les syndicats décideront s'il est nécessaire de déposer une plainte auprès de l'Auditorat du travail.