300 travailleurs d'ArcelorMittal ont rejoint Namur lundi pour soutenir la négociation tripartite qui a lieu à l'Elysette en présence de la direction, des syndicats et des représentants du gouvernement wallon. Si nous sommes peu nombreux, c'est parce que la CSC a accepté le plan de Mittal et négocié les 800 emplois qui resteraient sur les 3.000 si le groupe maintient les cinq lignes stratégiques. Mais pour nous, c'est la mise à mort de Liège, a expliqué Frédéric Gillot, délégué permanent FGTB. Les manifestants veulent par ailleurs faire d'ArcelorMittal un dossier politique. Les politiques ont secouru les banques. Qu'ils fassent la même chose pour la sidérurgie! Les travailleurs sont fatigués par l'inertie des autorités. Les manifestants sont arrivés à bord de plusieurs cars vers 10h00 avenue du Bourgmestre Jean Materne, à Jambes, puis se sont dirigés vers le siège du gouvernement wallon, rue Mazy. Malgré quelques jets d'oeufs et de pétards et quelques vestes Arcelor brûlées, l'ambiance est restée relativement calme.