Les syndicats d'ArcelorMittal ont mis sur la table, à l'occasion d'un conseil d'entreprise extraordinaire, une série de questions touchant à des aspects économiques, techniques et stratégiques, dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault. Selon les syndicats, les réponses apportées par la direction ont été évasives. On a notamment demandé pourquoi il y avait des pertes de parts de marché au niveau de l'ensemble du groupe mais les réponses de la direction furent très laconiques et nébuleuses, a commenté David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. La direction n'a aucune vision stratégique. Il y a une politique délibérée de tuer Liège, a-t-il ajouté. Selon Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB, les réponses de la direction étaient évasives. On a posé la question de savoir pourquoi le groupe n'investit pas sur certaines lignes qui sont compétitives. La direction répond qu'il n'y a pas de commandes et avance des chiffres, au niveau des pertes financières, qui ne sont pas corrects. C'est un dialogue de sourd! , a-t-il estimé. Les syndicats attendent toujours avec impatience le rapport de la Task Force initiée par le Gouvernement wallon pour esquisser des solutions qui permettraient de sauver la sidérurgie liégeoise. Les conclusions de ce groupe devraient tomber dans les jours à venir. Le prochain conseil d'entreprise extraordinaire aura lieu le 16 mai à 9h