Direction et syndicats d'ArcelorMittal à Liège se sont rencontrés lundi pour évoquer, par département, l'impact social de la fermeture de la phase à chaud, annoncée en octobre 2011. D'abord réunies en comité restreint avec la direction lundi matin, les organisations syndicales ont demandé à ce que la réunion évolue en un comité d'entreprise extraordinaire. La direction nous a officiellement informés de la suppression de 795 postes, soit 200 de plus qu'annoncé, explique David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal, pour le front commun syndical. Elle nous a démontré par département l'impact social de la fermeture de la phase liquide. Nous sommes en total désaccord avec ce projet. Elle n'a même pas exploré le projet alternatif que nous lui avons soumis il y a quelques semaines. Vu la tournure de la réunion, nous avons demandé à ce qu'elle évolue en un conseil d'entreprise extraordinaire, avec la présence de tous les délégués syndicaux, ajoute M. Camerini. Les syndicats répètent que leur priorité est le maintien d'une sidérurgie intégrée à Liège. Ils vont maintenant consulter leurs avocats et se réservent le droit de porter plainte auprès de l'auditorat du travail pour infraction à la loi sur les licenciements collectifs. Ils comptent également contacter le gouvernement wallon pour savoir où en est le Business plan promis il y a quelques mois. Dans un communiqué, le front commun précise néanmoins que la négociation du volet social n'est pas encore ouverte et qu'aucune date n'a été fixée, les organisations syndicales réclamant, au préalable, un plan industriel qui garantisse la pérennité de l'activité dans la phase à froid. -Belga-