Réunie en comité restreint puis en conseil d'entreprise extraordinaire avec les syndicats lundi, la direction d'ArcelorMittal à Liège a fait le point sur le contexte économique de l'entreprise et est revenue sur l'urgence d'entamer les négociations sociales. Il est temps de ramener de la sérénité au sein de l'entreprise, exprime Bernard Dehut, directeur général d'ArcelorMittal à Liège, à la suite de la réunion. La fermeture de la phase liquide a été annoncée il y a plus de 10 mois. Le personnel veut savoir quel sera son avenir. Lundi, la direction a donné aux syndicats des informations sur les 795 postes qui devraient être supprimés, département par département. Elle a ajouté qu'il y avait urgence à entamer les discussions sur le volet social et les mesures qui pourraient être prises, comme les prépensions ou le remplacement des travailleurs temporaires pour répondre rapidement aux questions légitimes du personnel. Elle s'engage à clarifier la situation des travailleurs 15 jours après la fin des négociations. La direction est également revenue sur sa situation intenable, liée aux difficultés économiques rencontrées dans le cadre d'une demande d'acier européenne 25% sous les niveaux d'avant-crise et aux 427 millions d'euros de pertes opérationnelles qu'elle a enregistrées en un an. Par ailleurs, elle précise qu'elle a sur la table un programme d'investissements de 138 millions d'euros visant à assurer l'avenir de l'outil liégeois et les 2.000 emplois restants. Aucune date n'est fixée pour la reprise des négociations. -Belga-