C'est un jour noir pour l'économie belge, a déclaré le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt, alors qu'ArcelorMittal vient d'annoncer son intention de fermer 7 lignes à froid sur les 12 que compte le bassin sidérurgique liégeois, mettant en péril quelque 1.300 emplois. Nous sommes confrontés à une véritable trahison de la part d'un groupe qui se dit responsable mais qui traite ses travailleurs et les gouvernements comme une quantité négligeable. Jeudi matin, le sidérurgiste a fait part de sa volonté d'arrêter définitivement 7 lignes à froid sur 12, ne gardant à Liège que 5 lignes stratégiques et quelque 800 travailleurs. Cette annonce constitue une surprise par son ampleur, a admis le ministre Marcourt qui va désormais tenté de trouver un repreneur pour les sites liégeois. Nous sommes entrés dans la phase 1 de la loi Renault. Cette procédure va prendre du temps; temps qui sera utilisé pour tenter de trouver des partenaires industriels intéressants, a-t-il expliqué. Le manque de compétitivité des outils n'est pas le fruit du hasard, ni celui de la crise, a encore affirmé Jean-Claude Marcourt. Il est le résultat d'une stratégie mise en place depuis des années, dont l'étape ultime est la fin de la sidérurgie liégeoise, a ajouté le ministre qui va prendre contact avec le ministre français Arnaud Montebourg. Ensemble, nous allons voir comment organiser une riposte européenne.