Le contrat de Rivière Meuse Aval ne chôme pas durant l'été ! Il s'occupe de préserver et d'entretenir les cours d'eau et cette année encore c'est la balsamine de l'Himlaya qui lui donne du fil à retordre .
Le long du Hoyoux, les équipes du Contrat de Rivière Meuse Aval sont à pied d'œuvre. Leur mission : limiter la prolifération de la balsamine de l'Himalaya, une plante invasive qui menace la biodiversité, mais aussi sensibiliser le public aux gestes qui peuvent fragiliser les cours d'eau, comme la construction de barrages de pierres.
Au bord du Hoyoux, cette plante invasive est encore bien présente. "Elle se propage très rapidement. Lorsque ses gousses sont mûres, elles éclatent au moindre contact et projettent leurs graines jusqu'à huit mètres." explique Sébastien Devillers, coordinateur local du Contrat de Rivière Mause Aval.
Au-delà de son impact sur la biodiversité, elle fragilise également les cours d'eau. Contrairement aux plantes indigènes, la balsamine est une plante annuelle qui disparaît en hiver. Les berges se retrouvent alors sans système racinaire pour maintenir les sols, ce qui favorise leur érosion.
Un travail de longue haleine
Au fil des saisons, les zones les plus touchées voient progressivement les populations de balsamine diminuer, preuve que les campagnes d'arrachage portent leurs fruits.
Chaque année, le Contrat de Rivière Meuse Aval intervient sur près de 150 kilomètres de cours d'eau en Wallonie afin de préserver leur qualité écologique.
Les barrages de pierres, un faux bon geste
Les équipes profitent également de leurs interventions pour démonter les petits barrages construits par des promeneurs ou des touristes.
Si ces aménagements peuvent sembler anodins, ils ont pourtant des conséquences importantes, particulièrement en période de sécheresse. "En retenant l'eau, ils ralentissent son écoulement et augmentent sa température. Une eau plus chaude contient moins d'oxygène, ce qui met en difficulté les poissons et les empêche de rejoindre des zones plus fraîches situées en amont."
Dans certains secteurs, comme sur le Hoyoux, cette stagnation peut également favoriser l'accumulation de bactéries provenant de rejets d'eaux usées situés en amont, avec des risques pour les personnes qui se baignent.
Des amendes à la clé
La Wallonie compte une trentaine de zones de baignade. Construire un barrage dans un cours d'eau n'est pas sans conséquence : cette pratique est interdite et peut être sanctionnée par une amende administrative pouvant aller de 50 à 15.000 euros.