La FGTB et le SETCa exigent du gouvernement wallon qu'il rencontre Lakshmi Mittal afin de s'assurer qu'il a bien connaissance des tenants et aboutissants d'une fermeture de plusieurs sites sidérurgiques. S'il confirme son intention, les syndicats réclament une sortie du groupe via une nationalisation. Nous sommes persuadés que le père Mittal n'est pas au courant de ce qu'il se passe à Liège, indique Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB chez ArcelorMittal. Nous voulons nous assurer qu'il en est informé. Et s'il confirme la fermeture, nous allons relancer le gouvernement wallon et proposer une sortie du groupe. FGTB et SETCa d'une part, et CSC et CNE de l'autre, ont présenté des plans alternatifs qui ont été rejetés par la direction, qui refuse de revoir la dernière version de son plan industriel. Si le front commun syndical semble se fissurer, la FGTB veut aller au bout du combat pour une sidérurgie intégrée, la CSC veut se mettre à table pour négocier le plan social, précise Robert Rouzeeuw, les organisations syndicales s'entendent pour assurer que les prochaines semaines seront extrêmement difficiles.