La cour d'appel de Liège a condamné jeudi Dady N., un Congolais de 29 ans, à une peine de 8 ans de prison pour avoir commis une série de viols suivis de vols sur sept jeunes femmes. La peine prononcée a été aggravée par rapport à celle qui avait été prononcée en première instance. L'homme était suspecté d'avoir utilisé de la drogue pour endormir ses victimes et leur faire perdre conscience. Sept jeunes femmes avaient dénoncé les faits commis par Dady N. Elles avaient rencontré cet homme dans des soirées à Liège et à Bruxelles en 2010 et 2011. Le prévenu utilisait toujours la même technique d'approche. Il se présentait à elles en leur faisant croire qu'il fêtait son anniversaire avec des amis et qu'il cherchait un endroit pour dormir. Dady N. trouvait un prétexte pour faire boire les jeunes filles, qui étaient alors emportées dans une ivresse fulgurante et perdaient conscience. A leur réveil, elles constataient qu'elles avaient été violées et que Dady N. leur avait aussi volé différents objets de valeur. L'utilisation d'une drogue comme le GHB n'a jamais pu être prouvée, car ce produit présente la particularité d'être peu identifiable lors d'analyses toxicologiques. Le prévenu a été présenté comme un manipulateur incapable de limiter ses pulsions sexuelles. La cour d'appel a considéré que la peine initialement prononcée contre lui ne répondait pas à une juste répression des faits car Dady N. avait utilisé un procédé déloyal pour assouvir ses pulsions. La peine de 7 ans de prison a été portée à une condamnation de 8 ans de prison.