Formé au métier de Menuisier et d’Ebéniste à l’Institut Don Bosco de Liège, Michel Lefebvre a complété sa formation au Musée du Louvre et au centre des métiers du patrimoine de la Paix Dieu, à Amay. Aujourd'hui, il a rangé ses ciseaux à bois et ses gouges pour un travail à la tronçonneuse, à main levée, sans rien tracer ni dessiner.Au fur et à mesure que les sillons de la chaine de la tronçonneuse creusent le bois, la sculpture prend forme et semble s’alléger ;le bois est travaillé sur les deux faces, jusqu’à laisser apparaitre des jours. La pièce est ensuite calcinée au chalumeau. L’opération apporte sans surprise cette couleur graphite, d’un noir profond.C'est aussi, par ailleurs, une technique ancestrale japonaise, que l'on retrouve sur des constructions vieilles de plusieurs siècles, car elle rend le bois imputrescible.Les sculptures peuvent être garnies d’une petit fil de cuivre, accolé au bois, comme pour dessiner la voie qu’emprunteraient les alpinistes sur ces sommets imaginaires.Le travail de Michel Lefebvre inspiré de la montagne est régulièrement exposé à Chamonix.D'autres inspirations guident aussi son processus créatif.Quinze de ses créations sont présentes à la galerie Christine Colon, rue Saint Remy, à Liège, jusqu’au 28 juin.