Liège vit au rythme des blocages et manifestations organisés par les étudiants. Et Liège subit quotidiennement des dégradations lors d'émeutes violentes. Ce ne sont pas forcément les mêmes acteurs. Le professeur Cécile Mathys de ULiège livre son regard
Les jeunes sont au centre de l'actualité à Liège ces derniers jours. Mais sans doute pas comme ils le souhaitaient ou comme ils le voudraient. Il y a les étudiants qui ont des revendications pour leur école, leur avenir... et ils sont un peu passés sous silence tant des émeutes en marge de leur action sèment le troublent et occupent l'espace, des émeutes où sont présents d'autres jeunes qualifiés de "casseurs".
Qu'est-ce que ces deux éléments nous disent de la jeunesse aujourd'hui ? Ces deux groupes sont-il vraiment aux antipodes l'un de l'autre ? Comment les jeunes doivent-ils ressentir l'absence de réponses à leur revendication, quand les réponses ne sont pas tout simplement policières et musclées... Qu'est-ce que les adultes ne comprennent pas à ces jeunes-là ? Pourquoi des émeutes ici et pas lors des manifestations pour le climat ? on a demandé à Cécile Mathys, docteure en psychologie et professeur en faculté de criminologie de nous aider à prendre de la hauteur pour comprendre ces adolescents qui, même s'ils sont capables d'esprit critique, d'oppositions argumentées, sont aussi parfois submergé par leur émotions dans des moments intenses comme peuvent l'être des manifestations.
Des jeunes confrontés aussi peut-être à une moindre présence d'éléments adultes structurants, rassurants...comme peuvent l'être les enseignants, les parents qui sont eux-même embarqués dans le même combat pour l'école, pour le pouvoir d'achat, eux-même inquiets.
L'intégralité de l'entretien avec Cécile Mathys est à voir dans la vidéo annexée