Liège a vécu plusieurs jours d'émeutes. Elles ont mené à une ordonnance du bourgmestre limitant le nombre de personnes présentes simultanément à un endroit. Le tout s'est accompagné de dizaines d'arrestations. Donc certaines sont questionnées
Sur les réseaux sociaux notamment, les témoignages se multiplient à Liège concernant les arrestations administratives. Certaines personnes qui en ont fait l’objet ou en ont été témoins partagent dans de longs posts leur expérience, disant ne pas comprendre la justification de l’intervention de la police et de leur privation momentanée de liberté. L’un parce qu’il photographait une intervention, une autre qui avait dans son sac des masques en papier utiles pour ses activités artistiques… Ce sont des témoignages personnels, pas des informations vérifiées mais il n’empêche qu’ils existent en nombre supérieur aux deux cités supra qui décrivent aussi le déroulement de leur mise au cachot...
La présidente de la Ligue des Droits Humains s’inquiète elle aussi de certaines arrestations, expliquant qu'elles sont vécues comme disproportionnées et qu'elles risquent de dissuader des jeunes d’exercer leur droit fondamental de manifester pacifiquement pour exprimer leurs idées, leurs inquiétudes. En cette période, elle portent notamment sur les menaces qui pèsent sur leur avenir, avec le recul de la gratuité scolaire, la fin de la gratuité des repas chauds, les hausses de minerval, la réorganisation du travail enseignant …
Nous avons contacté la police pour avoir des explications sur ces interpellations et sur la manière dont se déroule le travail en ville depuis l'ordonnance de police prise par le bourgmestre. Nous n’avons pas pu obtenir de réponse.
Le procureur du roi Damien Leboutte était en nos studios ce vendredi 9 octobre 2026 pour l’enregistrement de l’émission ActuL de ce week-end. Il y a été question des arrestations évidemment, administratives et judiciaires. Concernant les premières, la réponse a porté sur des exemples vécus qui justifient aux yeux de la police les arrestations (pavés dans un sac / spray sous pression et briquet/ lunettes de piscine…) .
Concernant les exemples « problématiques » qui sont décrits sur les réseaux, une source nous précise qu’il n’est pas exact que des personnes n’ont pas pu se rendre aux toilettes ou n’ont pas reçu à boire durant leur détention. Elle a par contre reconnu une surpopulation momentanée dans les cellules, surpopulation induite par le volume largement inhabituel d’exactions et donc d’interpellations.
Il reste visiblement des questions à élucider en marge des émeutes vécues dans la ville...