Cinq ans après les inondations de juillet 2021, 98,3% des 74 000 dossiers de sinistre sont clôturés et indemnisés pour un montant de plus de 2 milliards d'euros. Assuralia déplore toutefois que la législation n'ait pas encore été adaptée
Cinq ans après les inondations de juillet 2021, 98,3% des dossiers de sinistre sont entièrement clôturés et indemnisés, tandis que 1,2% des dossiers ont déjà été indemnisés à hauteur de 80% et que 0,5% des dossiers de sinistre sont encore ouverts. C'est ce que communique Assuralia, l'Union professionnelle des entreprises d'assurances, qui répète le besoin d'améliorer le cadre légal relatif à la prise en charge de catastrophes climatiques.
74 000 dossiers pour une charge de 2,3 milliards d’euros
Les inondations dévastatrices de juillet 2021 avaient donné lieu à près de 74.000 dossiers de sinistre et à une charge de 2,3 milliards d'euros. De cette somme, 2,24 milliards concernent la Wallonie, la région largement la plus touchée. La Région wallonne a pris en charge 1,03 milliard d'euros
L'énorme majorité des dossiers ont depuis lors été clôturés et indemnisés. Pour certains, des derniers paiements dépendent encore de travaux de réparation toujours en cours. Cela mène donc à 99,5% des dossiers réglés, avec un accord entre assureur et assuré, en date du 31 mars dernier. Les dossiers de sinistre encore ouverts sont, eux, par exemple dus à une absence d'accord entre assureur et assuré sur les réparations nécessaires ou les indemnisations.
Assurance de catastrophes naturelles : législation pas encore adapté
Assuralia regrette toutefois que, cinq ans plus tard, la législation sur l'assurance de catastrophes naturelles n'ait pas encore été adaptée. "L'expérience douloureuse de 2021 a démontré qu'un nouveau partenariat public-privé viable entre autorités et assureurs est nécessaire. Des accords clairs entre l'État fédéral, les trois Régions, les assureurs et les réassureurs sont indispensables pour garantir une protection adéquate des citoyens lors d'une prochaine catastrophe climatique", affirme l'union professionnelle.
"Trouver un accord réaliste, viable sur l'indemnisation des sinistrés après une catastrophe climatique constitue une priorité tant pour notre secteur que pour le monde politique. Personne ne souhaite que, lors d'une prochaine grande catastrophe, les victimes soient plongées dans l'incertitude quant à une indemnisation complète ou non de leurs dommages", argumente Hein Lannoy, le CEO d'Assuralia.
L'organisation insiste sur la nécessité d'investir davantage dans la prévention, qualifiée d'essentielle. Les autorités locales jouent elles aussi un rôle crucial, pointe-t-elle d'ailleurs. De nombreuses communes et provinces ont déjà pris des mesures pour mieux protéger des quartiers résidentiels situés dans ou à proximité de zones sensibles aux inondations.
De nombreuses autres communes peuvent ou doivent encore prendre de telles initiatives, encourage Assuralia, qui a rencontré ces derniers mois presque toutes les administrations provinciales du pays