Parmi eux, on trouve Pascale Frippiat, 64 ans. "J'ai travaillé pendant presque 30 ans, mais je suis au chômage depuis huit ans", explique-t-elle. "Je ne vais pas rentrer dans les conditions pour demander une aide du CPAS, car je suis mariée. Je vais donc vivre sur la pension de mon mari. En 2026, en tant que femme, je n'aurais pas cru que ça puisse arriver."C'est la quatrième fois que la FGTB effectue ce genre d'opération, depuis la réforme des allocations de chômage. "On réalise ce genre d'action pour potentiellement permettre aux exclus de récupérer leurs allocations à la date de leur exclusion. Ca fait partie des actions qu'on réalise en complément du recours auprès de la Cour constitutionnelle", explique Zoé Istaz-Slangen, directrice du service juridique de al FGTB Liège-Huy-Waremme.Les travailleurs précaires, travailleurs à temps partiel ou demandeurs d'emploi qui perdront leurs allocations de chômage à partir du 1er juillet seront surtout des personnes de plus de 55 ans. Un public qui a des difficultés à trouver un emploi stable. "C'est très difficile de chercher du travail, quand on est déjà âgé"', explique Pascale Frippiat. "On est tout seul, tout seul chez soi, on a beau répondre à des offres d'emploi, on ne reçoit que des refus. C'est très difficile. Je n'aurais jamais cru en arriver là."