Un feu de broussailles à Braives ce 13 juillet. Les flammes s'approchent dangereusement des habitations. Sur place une vingtaine de pompiers sont présents. 13 sont des sapeurs-pompiers volontaires, une ressource indispensable de la Zone de Secours Hesbaye. "Ça couterait trop cher à la communauté de ne pas fonctionner avec une majorité de volontaires sur la zone de secours Hesbaye. On est une localité où il peut se passer très peu de choses dans certaines semaines et beaucoup d'autres. Nous devons donc avoir des réserves qui sont appelables", explique Michael Robert, le porte-parole de la zone.21 sapeurs-pompiers volontaires recherchés à la Zone de Secours HesbayeCette année encore, 21 volontaires vont être engagés par cette zone de secours. 13 à Hannut, 8 à Waremme. "Pour postuler, il faut être en possession d'un certificat d'aptitude fédéral. Personnellement, ça m’a pris quelques mois de préparation, nous explique Hervé, un nouveau volontaire de la zone, surtout pour le test physique. Une fois qu'on a ce certificat-là, on peut postuler suite à un appel à candidatures pour du recrutement volontaire." S'ensuit une formation d'un an afin d'être opérationnel. Cela prend donc deux ans au total pour devenir volontaire."Un citoyen qui n'est formé ne peut pas nous aider"Ces formations sont plus que jamais nécessaires au vu des événements climatiques extrêmes que nous connaissons ces dernières années. "On l'a vu en France avec des collègues décédés qui étaient préparés à ce genre de situation. Donc, si un citoyen fait face à une urgence et n'est pas formé au minimum, ça peut encore représenter des risques beaucoup plus importants", analyse Michael Robert.Les idées reçues sur les pompiers volontaires : emploi du temps, salaire...Plusieurs idées reçues découragent les personnes qui veulent s'engager, notamment le temps que cela prend d'être pompier volontaire. "On se met disponible un peu quand on le peut. En général, j'essaie de me mettre disponible plutôt en soirée et les nuits. On a la possibilité de planifier notre disponibilité de manière à ce qu’elle s'arrête à une heure correcte pour qu'on puisse aller travailler par la suite", détaille Hervé. Le seuil minimum de disponibilité diffère selon les zones de secours.Concernant la rémunération, elle dépend des heures de formation et de garde que vous avez prestées sur le mois. Quel que soit votre genre, si vous avez entre 18 et 65 ans et que vous habitez près d'une caserne, cette aventure est peut-être faite pour vous.