La chaleur et le manque d'eau n'affectent pas seulement les jardins. Dans les vergers aussi, les conséquences sont bien visibles. Cette année, les poires peinent à grossir et les pertes risquent d'être importantes.
Au Verger du Bout de l'Allée à Dalhem, les poiriers affichent une apparente bonne santé. Pourtant, en parcourant les 13 hectares de plantation, le patron Xavier Regout constate les effets de plusieurs semaines de sécheresse. Depuis la mi-juin, les précipitations se font rares et les fruits manquent d'eau pour se développer correctement.
Résultat : de nombreuses poires n'atteignent pas le calibre recherché pour la vente en grande surface. Pour tenter de limiter les dégâts, des ouvriers procèdent actuellement à l'égrainage des arbres. Les fruits les plus petits sont retirés afin de permettre aux autres de poursuivre leur croissance dans de meilleures conditions.
Mais cette opération a un coût. Les poires écartées terminent au sol. Elles ne sont pas à maturité et représentent une perte directe pour le producteur.
Des conséquences possibles pour les consommateurs
La Belgique et les Pays-Bas figurent parmi les principaux producteurs de poires en Europe. Si les récoltes s'avèrent décevantes dans les deux pays, les conséquences pourraient se faire sentir jusque dans les rayons des magasins, notamment en termes de disponibilité et de prix.
Du côté des pommiers, la situation est pour l'instant moins préoccupante. Sur les 4 hectares qui leur sont consacrés à Dalhem, les perspectives restent encourageantes malgré les épisodes de forte chaleur.
Les fruits qui auront résisté à l'été pourront notamment être récoltés directement par les visiteurs lors de l'auto-cueillette organisée au verger du 16 septembre au 4 octobre (plus d'infos sur ce lien).