Face au changement climatique et le duo sécheresse-inondation qui l'accompagne, les communes essayent de repenser leur gestion des espaces verts. Illustration à Awans.
Sur la commune d'Awans, le paysage va de la sortie d'autoroute, très urbanisée et en lien avec les grands magasins de Hognoul, à cinq villages situés en bord de champ ou de prairie, répartis sur l'entité.
Une variété de paysages et donc d'exposition aux phénomènes climatiques, qui pousse la commune à adapter petit-à-petit ses espaces verts, pour faire face au changement climatique. Et ce, avec quelques grands principes. "Moins de fleurs annuelles pour les parterre, l'utilisation d'essences indigènes résistances aussi bien à la chaleur qu'au froid, et l'utilisation minimale des ressources, dont l'eau", résume Julie Detrixhe, membre de la cellule environnement de la commune.
Ces principes s'appliquent entièrement à différents endroits. A commencer par les deux ronds-points à la sortie de l'autoroute, refaits il y a moins de deux ans. "Ici, on a un exemple typique", explique Adeline Lombart, échevine de l'Environnement. "On a planté de la sauge, du charme, qui sont des plantes résistantes à toutes les conditions climatiques. Et on y voit aussi le paillage qu'on ajoute et qui permet de conserver un maximum l'humidité et donc de limiter l'arrosage."
Encourager la présence d'insectes
Deuxième axe: la multiplication des espaces verts et la modification de leur entretien, pour favoriser la biodiversité. "On fauche tardivement les bords de route, voire on ne les fauche plus du tout", explique Julie Lombart. "Et alors, on crée des espaces qui favorisent la biodiversité, comme dans les cimetières. Dans celui d'Awans Bauwin, par exemple, on a des espaces sur lesquels on a planté des fleurs des champs. Et sur d'autres espaces, on adapte la tonte: on tond plus haut et moins souvent, même si ça n'empêche pas que tout soit sec pour le moment."
Plus de haies
En parallèle, la commune investit dans la plantation de haies, un peu partout sur le territoire, grâce entre autres aux subsides de la Wallonie. Elles contribuent autant à la favoriser la biodiversité qu'à lutter contre les inondations. "C'est un axe sur lequel on travaille depuis plusieurs années et qu'on veut vraiment continuer", insiste Adeline Lombart. "On a aussi un logiciel, depuis peu de temps, qui nous permet de voir les zones sur lesquelles on a déjà planté, et celles sur lesquelles on pourrait encore planter."
Label Wallonie en fleurs
Tout ce travail, la commune a voulu s'en récompenser en posant sa candidature au label Wallonie en Fleurs, qui encourage la préservation de la biodiversité et récompense l'entretien des communes. Un jury passera le 18 août, pour peut-être que la commune fasse partie des 25 élues de 2026.