Une vingtaine d'actions en justice ont été introduites ces dernières semaines par des pompiers de Liège, dans le cadre du conflit social qui les oppose à la direction de l'IILE depuis décembre dernier. Les relations sont toujours tendues à l'IILE entre direction et représentants des travailleurs, alors qu'une réunion de concertation et de négociation était prévue mardi. Le conflit a pris une dimension judiciaire, puisqu'une vingtaine d'actions en justice ont été introduites auprès de différentes instances. Une quinzaine de pompiers ont introduit un recours auprès du Conseil d'Etat concernant les sanctions disciplinaires qui leur avaient été infligées par leur hiérarchie, qui leur reproche des débordements lors d'une manifestation le 4 décembre 2013. Soutenus par leurs syndicats, les agents considèrent ces sanctions comme disproportionnées. D'autres dossiers devront être tranchés par le tribunal du travail, notamment concernant les retenues sur salaires qui avaient été décrétées par la direction à l'égard d'agents grévistes, ainsi que les demandes de remboursement de salaire que l'IILE avait effectuées auprès de pompiers ayant participé à la grève administrative pendant plus de trois mois, de décembre à mars dernier. L'ambiance est toujours exécrable, affirme Peter Vandenberk, délégué SLFP. Le taux d'absentéisme reste élevé et de nombreux postes ont encore dû être fermés en juillet et août à cause d'un manque de personnel. Le syndicaliste regrette par ailleurs que la réunion de concertation qui s'était tenue fin juin sous la houlette de Willy Demeyer, bourgmestre de Liège , n'ait pas été suivie d'effet et soit restée lettre morte.