Une bonne centaine de travailleurs sans emploi de la CSC ont marché, ce lundi, du service chômage de la CSC jusqu'au CPAS de Liège pour symboliser la démarche que beaucoup d'entre eux risquent de faire d'ici trois ans, à la suite des nouvelles mesures gouvernementales qui vont faire perdre à bon nombre d'allocataires sociaux leur droit au chômage. Selon Daniel Cornesse , ce sont, rien que pour les affiliés CSC, 5.000 personnes qui, à Liège, passeront du chômage au CPAS à l'horizon 2015. Raison pour laquelle une délégation a remis des dossiers symboliques de demande d'aide sociale au président du CPAS de Liège , Claude Emonts. Quels moyens supplémentaires seront alloués aux CPAS pour gérer cet afflux de gens? , demande Daniel Cornesse. C'est l'insécurité sociale que nous prépare ce gouvernement. Car c'est l'emploi qui est indisponible, pas les chômeurs; c'est l'emploi qu'il faut activer, pas les chômeurs, ajoute le permanent CSC. Claude Emonts, qui s'est déjà lui-même ému publiquement de cette question, concède: il est évident que sans moyens supplémentaires, les CPAS ne pourront pas faire face à l'afflux de gens exclus du chômage. Ceci dit, je pense que les personnes les plus touchées seront les femmes ayant un conjoint qui travaille et qui, elles, vont se retrouver sans droits, même pas l'aide du CPAS. La déclaration gouvernementale fait état d'un effort supplémentaire du fédéral vers les CPAS, c'est indispensable et j'attends de voir à quoi il ressemblera, conclut le président du CPAS liégeois.