Le corps d'une dame âgée d'une quarantaine d'années a bien été découvert mardi dans un hangar appartenant à Nordine Amrani, l'homme à l'origine de la fusillade qui a causé la mort de 5 personnes, dont l'auteur, mardi midi à Liège. L'information, divulguée par les journaux du groupe Sudpresse, a été confirmée à Belga par le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé. Concernant l'enquête, il n'est pas encore établi que le tueur s'est donné la mort; la thèse de l'accident n'est pas exclue Le corps d'une dame a été retrouvé mardi dans un hangar situé à proximité de l'habitation de Nordine Amrani, rue de Campine, à Liège. C'est dans ce hangar que l'intéressé cultivait ses plants de cannabis. Nordine Amrani, 33 ans, connu des services judiciaires pour détention d'armes et stupéfiants, était convoqué mardi dans un service de police pour évoquer un dossier moeurs. Il ne s'y est pas rendu mais est allé se poster sur la dalle de la place Saint-Lambert, à Liège, muni d'un sac rempli d'armes et d'explosifs. Il a lancé au moins 3 grenades en direction de la foule et vidé le chargeur d'un pistolet FAL. Il est ensuite décédé. Son geste a causé la mort de 4 personnes: deux jeunes de 15 et 17 ans, une dame âgée de 75 ans, et un bébé de 17 mois. Cinq personnes se trouvent toujours mercredi matin entre la vie et la mort, a confirmé le procureur général. Il faut dénombrer 70 blessés physiques, selon M. Visart de Bocarmé. A ceux-là s'ajoutent de nombreuses personnes choquées psychologiquement. Selon les premières informations, Nordine Amrani s'était donné la mort à l'aide d'un révolver. Mais les autorités n'excluent pas non plus la thèse de l'accident. Le sac de l'individu contenait en effet encore plusieurs grenades et de nombreux chargeurs. A son domicile, plus aucune arme n'a été retrouvée. Ces éléments peuvent laisser penser qu'il se serait blessé mortellement avec la quatrième grenade. L'enquête devra le déterminer, a commenté M. Visart de Bocarmé, précisant que le bilan aurait pu être bien plus lourd. Pour le procureur général, l'enquête doit aller le plus loin possible pour comprendre, même si l'action publique est éteinte. Il faut voir s'il y a eu un problème en matière de suivi ou de libération conditionnelle. A notre connaissance, l'individu n'a jamais été signalé comme souffrant de problèmes psychologiques