Une soixantaine de victimes de Nordine Amrani sont présentes depuis 14h jeudi en chambre du conseil de Liège pour entendre le réquisitoire du parquet qui demandera l'extinction des poursuites pénales du fait du décès de l'auteur de la fusillade de la Place Saint-Lambert à Liège, qui avait fait cinq morts et 147 blessés le 13 décembre 2011. Des familles de victimes comptent attaquer l'état belge. Trente-cinq mois jour pour jour après le drame, le volet pénal de cette folie meurtrière qui a marqué la Belgique se referme. Un autre volet, celui de la responsabilité de l'état, devrait s'ouvrir dans les prochaines semaines puisque Me Wilmotte, avocat des familles Deblond et Kremer, a déjà annoncé qu'il citerait l'état belge en responsabilité concernant le non-respect des conditions de libération de Nordine Amrani. Cette action est nécessaire car à nos yeux, Nordine Amrani n'est pas le seul responsable. Le système l'est aussi. Il y a eu des lacunes, insiste Thierry Kremer, le papa de Laurent, une des cinq victimes d'Amrani. Me Molders, qui représente les familles Gerouville et Belhadj, deux autres victimes du tueur, a annoncé avant le début de l'audience qu'il s'associerait à cette action. De nombreuses autres parties civiles sont également présentes jeudi et elles espèrent être prises en considération en tant que victimes. Si certaines éprouvaient un soulagement après près de trois ans d'épreuve, d'autres étaient encore fortement marquées au moment de relater les événements.