Deux Liégeois d'origine russe ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Liège pour des faits de coups et blessures et de traitements dégradants à l'égard d'un jeune garçon de 14 ans. La mère et l'oncle de cet adolescent lui avaient imposé des méthodes éducatives similaires à celles pratiquées dans les prisons russes il y a plus d'un siècle. La maman de cet adolescent estimait avoir échoué dans l'éducation de son enfant devenu fugueur et voleur. Lassée de ce comportement, elle avait fait appel à son frère, l'oncle de l'enfant, pour appliquer une méthode éducative plus radicale. L'enfant avait été ciblé par des punitions extrêmes. Il était frappé à coup de bâton dans les jambes, enchaîné à un lit afin de ne pas s'enfuir et obligé de dormir nu sans chauffage. L'adolescent avait également été tondu. Les prévenus risquaient de lourdes peines de prison. Ils reconnaissaient les faits mais ils les minimisaient en louant l'efficacité des méthodes autrefois appliquées dans leur pays d'origine. Le juge a estimé que les deux prévenus n'avaient pas appliqué de simples corrections à l'enfant mais que leur volonté était aussi de l'humilier. En raison de leur absence de remise en question, des mesures de suspension du prononcé leur ont été refusées. Ils ont écopé de peines de 100 et 75 heures de travail.