L'avocat général Brigitte Goblet a requis mercredi matin devant la Cour d'appel de Liège une aggravation de la peine de 8 ans d'emprisonnement à laquelle avait été condamné Miguel Asensio Gonzales. Le ministère public a réclamé contre ce Liégeois de 23 ans une mise à disposition du tribunal de l'application des peines. Miguel Asensio Gonzales avait été condamné en état de récidive légale pour des faits extrêmement violents sur une ex-petite amie, une Sérésienne de 21 ans. En août 2012, cette jeune femme avait échappé à la mort après avoir été ligotée, séquestrée, rasée et défigurée lors d'une scène d'attentat à la pudeur et de coups qui avait duré au moins 3 heures. Il s'agissait de la quatrième jeune femme agressée par le prévenu parce qu'elle avait décidé de rompre afin de fuir sa jalousie. La défense avait sollicité une nouvelle remise du dossier car Me De Quévy est actuellement en voyage au Rwanda. Mais cette remise a été refusée. Miguel Asensio Gonzales a refusé de comparaître et a été jugé par défaut. L'avocat général Goblet a décrit Miguel Asensio Gonzales comme un prédateur extrêmement dangereux. Adepte des arts martiaux, il est impulsif et narcissique. Il a proféré des menaces précises contre sa victime à qui il a promis une peur éternelle. Le parquet a réclamé que la peine de 8 ans de prison soit aggravée, notamment au travers d'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines. Assistée de Me Gilissen, la victime a annoncé lors de l'audience qu'elle continue de subir une campagne insultante, notamment à travers un site internet, de la part du prévenu et de son entourage. L'arrêt sera prononcé le 19 mars.