Une dame qui avait affirmé qu'elle avait été la cible de coups lors d'une scène de violences conjugales a révélé lundi devant le tribunal correctionnel de Liège qu'elle avait fait de fausses déclarations contre son compagnon dans le but de lui nuire. Ces révélations ont entraîné un incident inhabituel lors de l'audience. Cette fausse victime fera prochainement l'objet de poursuites. Le 3 octobre 2014, la police était intervenue sur une scène de violences conjugales et avait intercepté un homme qui était en état d'ivresse. Sa compagne l'avait dénoncé et prétendu qu'elle avait été frappée. L'homme s'était ensuite rebellé contre les policiers. L'affaire avait été renvoyée devant le tribunal correctionnel, où cet homme a nié avoir porté des coups sur celle qui est toujours sa compagne. Le parquet avait déjà requis une peine de sept mois de prison contre le prévenu. La défense insistait sur le fait qu'il n'avait pas porté de coups lorsque le juge Pierre Snyers a interrompu la plaidoirie et a fait prêter le serment de témoin à la supposée victime. Sous serment, cette dame a alors déclaré qu'elle n'avait pas été frappée et que, sous l'effet de la colère, elle avait faussement dénoncé son compagnon pour lui créer des ennuis. Son compagnon risque toujours une sanction pour s'être rebellé contre les policiers. Le jugement interviendra le 8 juin.