Les tests complémentaires sur lesquels l'Agence fédérale de contrôle nucléaire s'appuiera pour se prononcer sur un éventuel redémarrage de Tihange 2 et de Doel 3 ne livreront pas de résultats fiables, les échantillons retenus pour ces tests n'étant pas représentatifs de l'état actuel du matériau des cuves. Telle est la conclusion d'une étude commanditée par le groupe des Verts au Parlement européen auprès du Dr Ilse Tweer, une experte allemande en résistance des métaux. Selon elle, les échantillons utilisés pour réaliser les tests ne sont pas représentatifs des cuves fissurées. De plus l'experte considère que les fissures détectées ont pu apparaître et grandir au cours des 30 années de service des deux réacteurs. Une hypothèse de travail que l'AFCN refuse de prendre en considération, déplore la scientifique. Sur base de cette étude, le groupe de Verts européens a à nouveau réclamé mardi le maintien à l'arrêt des deux réacteurs belges.