Réunis en assemblée générale mardi après-midi, les travailleurs de Tecteo affiliés à la CSC ont brièvement évoqué l'enquête pour malversations dont l'entreprise fait l'objet. L'assemblée générale a été convoquée 3 jours avant que l'on apprenne les perquisitions chez Stéphane Moreau, directeur de Tecteo, précise Jean-Marie Kaddes, délégué principal CSC, au personnel. Cette enquête vise plusieurs membres de la direction. Nous seront attentifs à son déroulement, mais notre rôle n'est pas de nous en mêler. La justice s'intéresse aux pratiques de la direction de Tecteo suite à l'envoi d'une lettre anonyme en 2008 qui mentionne notamment des dépenses injustifiées et le contournement systématique de la loi relative aux marchés publics. La lettre évoque des pressions sur le personnel, une attitude agressive et une manque de considération, que nous avions dénoncés à l'époque, rappelle le délégué syndical. Les choses se sont améliorées ensuite, mais aujourd'hui, on revient à une situation semblable. L'assemblée générale a également évoqué les mouvements de grogne nés sur différents sites le 28 novembre, notamment pour le licenciement d'un agent et la mise à pied d'un autre, tous deux ayant porté atteinte à l'image de l'entreprise. Concrètement, le préavis de grève déposé il y a 15 jours a été prolongé. Un comité de négociations est prévu le 14 décembre. La CSC, syndicat majoritaire chez Tecteo, représente 300 travailleurs sur 1.500. -Belga-